5h48… Ça ne va pas être possible là, pas ça pendant 3 semaines ! Bon, demain  je ne me lève pas. Je vais avoir le réveil aléatoire cette année. Ça leur fera les pieds aux petits œnologues de mes deux… Ils vont être au garde à vous pendant 3 semaines ceux-là. Et dès 6h00 ! Lèche-bottes !
Je les ai dans le collimateur avec leur air de petit marquis. Quatre années à faire des équations absurdes et à manipuler des fioles avec des lunettes ridicules sur le nez.  Quatre années sans voir un raisin à « l’AGRO »  et ils croient savoir faire du vin…
Bon, je me calme,  après tout, c’est moi qui l’ai bien voulu, ce collégial. Enfin, ce sont un peu les assurances qui m’ont forcé la main… « Un processus de décision collégial, un partage du savoir-faire », je les cite, pour « garantir la pérennité de la qualité du vin »… Pfff, comme si un de ces sous-fifres était capable de garantir la qualité du vin si jamais je devais passer sous un tracteur. Ce cru, il est au firmament grâce à moi, mon intuition, mon nez, mon palais, ma vision et mon ambition ! Et ça, ce n’est pas reproductible. Après moi, le déluge !  Je n’aurais jamais du céder. Mais bon, tous ces avocaillons parisiens, ça fait 30 ans qu’ils lobotomisent mon boss qui, à force, se protège de tout, même de son ombre. Et me voilà donc à me coltiner ces couilles-molles qui ne font qu’opiner toute la journée, à défaut de pine haut!