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Halte aux emballages toxiques / Le verre, l’allié de plus sain

Article du Blog de YUKA publié le 23 octobre 2019

Le verre : l’allié le plus sain

Dans la liste des contenants les plus sains, le verre occupe une place de choix. Composé de seulement trois matières premières naturelles (sable, carbonate de sodium et calcaire), il est 100 % imperméable. Il empêche ainsi toute réaction avec les éléments extérieurs comme l’humidité et la chaleur, et permet une préservation optimale des vitamines et minéraux, hormis quelques pertes liées à la lumière. Par ailleurs, il empêche la migration de substances étrangères dans les aliments, tout en préservant leur goût.

C’est aussi un contenant écologique, à condition d’être réutilisé plutôt que d’être recyclé à chaque utilisation. En effet, si le verre est recyclable à l’infini, le recyclage du verre est extrêmement énergivore. Il est ainsi conseillé de réutiliser vos contenants en verre pour faire des courses en vrac par exemple.

Le plastique : gare à la qualité et à la surchauffe

Le problème des emballages en plastique est qu’ils contiennent des substances problématiques qui peuvent migrer dans les aliments. Cette migration est d’autant plus importante sous l’effet de la chaleur et avec la durée. C’est pourquoi il est recommandé de conserver au frais les produits emballés dans du plastique, et de les consommer rapidement après achat pour limiter le temps de contact de l’aliment avec le plastique. 

Évitez ainsi de réchauffer vos aliments au micro-ondes dans des contenants en plastiques, ou de boire du thé ou du café dans des gobelets plastique par exemple.

Les particules problématiques se logent par ailleurs plus facilement dans les graisses : la migration est donc plus importante lorsque les plastiques sont en contact avec des graisses (huiles, plats préparés, fromage, charcuterie, etc.).

Il existe différents types de plastiques : ils sont numérotés et ont chacun leur sigle. On retrouve ces sigles sur les emballages, sur le fond des bouteilles par exemple. Certains sont plus problématiques que d’autres. Voici un récapitulatif des différents types de plastiques.

✅ Les plastiques les moins nocifs

Polyéthylène Haute DensitéUsage : bidons de lait, contenants de produits alimentaires
Il s’agit d’un plastique facilement recyclable
Bémol : certaines études ont montré que le PE-HD peut libérer en quantité infime du nonylphénol, un perturbateur endocrinien, en particulier lorsqu’il est exposé à la lumière du soleil
Polyéthylène Basse DensitéUsage : emballage de pain ou de produits surgelés, sacs de congélation, etc.
S’il semble « sûr » pour la santé, le PE-LD produirait cependant des polluants lors de sa décomposition susceptibles de nuire à l’environnement
PolypropylèneUsage : margarines, produits laitiers, couvercles, etc.
Le polypropylène est généralement considéré comme un plastique « sûr » pour la consommation d’aliments et de boissons

❌ Les plastiques les plus nocifs

Polyéthylène TerephtalateUsage : bouteilles transparentes d’eau, jus de fruits, sodas, huiles, certaines barquettes.
Risques : ce plastique libère différents éléments problématiques (comme le trioxyde d’antimoine, des formaldéhydes et des acétaldéhydes). Le trioxyde d’antimoine est un perturbateur endocrinien qui peut potentiellement altérer le système endocrinien humain en provoquant des problèmes de fertilité, des maladies respiratoires, des troubles neuropsychologiques, ainsi que des problèmes d’obésité chez l’enfant.
Ce plastique est également problématique pour l’environnement car les perturbateurs endocriniens peuvent ensuite se retrouver dans la nature.
Polychlorure de vinyleUsage : emballages pour les fromages et viandes, film alimentaire plastique
Risques : le PVC libère des phtalates, qui sont des perturbateurs endocriniens mis en cause dans de nombreux problèmes de santé (obésité, résistance à l’insuline, altération de l’activité cardiovasculaire, allergies, perturbation de la croissance et troubles du comportement chez l’enfant, effets sur le développement foetal masculin, etc.)
Ce plastique nuit également à l’environnement
PolystyrèneUsage : yaourts, barquettes, plats à emporter, gobelets et couverts jetables, emballages en polystyrène
Risques : le polystyrène libère du styrène, une substance qui peut entraîner des effet pro-cancérogènes et neurotoxiques
Usage : ce sigle regroupe tous les autres types de plastique, notamment les plastiques à base de polycarbonates. On le retrouve notamment comme revêtement dans les boîtes de conserve.
Risques : Le polycarbonate est fabriqué à base de Bisphénol A (BPA), un perturbateur endocrinien qui peut se révéler nocif même à faible dose et qui migre très facilement dans les aliments sous l’effet de la chaleur. Le BPA pourrait également avoir des effets sur le développement du cancer du sein et de la prostate. Il est désormais couramment remplacé par le Bisphénol S (BPS) et le Bisphénol F (BPF), qui sont également associés à un risque de perturbation endocrinienne.

Un autre enjeu de taille inhérent aux matières plastiques alimentaires est l’incertitude quant à l’effet cumulé des substances chimiques libérées, leur accumulation dans le corps humain et leurs effets potentiels sur la santé à long terme.

5 astuces pour limiter les migrations des particules toxiques

  1. Faites l’acquisition d’une gourde en inox et n’achetez plus de bouteilles en plastique. Si réutiliser sa bouteille d’eau en plastique est écologique, c’est cependant une erreur pour la santé car de fines particules de plastique peuvent se détacher progressivement au fil du temps
  2. Limitez au maximum l’utilisation de film alimentaire plastique. Dans le réfrigérateur, couvrez vos aliments avec une assiette, ou utilisez un emballage en cire d’abeille (Bee Wrap). Chez le boucher ou le fromager, ramenez directement votre contenant.
  3. Apportez votre tasse au bureau pour éviter d’utiliser les gobelets en plastique de la machine à café. Le plastique utilisé pour ces produits est par ailleurs très souvent de mauvaise qualité.
  4. Utilisez des récipients en verre plutôt que des récipients en plastique pour faire réchauffer vos plats au micro-ondes.
  5. Achetez au maximum vos aliments en vrac, en apportant vos propres contenants (bocaux en verre, ou sachets en tissu réutilisables par exemple).


Au-delà de leur impact sur la santé, les plastiques posent un vrai problème environnemental. Selon un rapport de WWF de 2019, seuls 22% des déchets plastiques sont recyclés en France, et le pays contribue au rejet de 80 000 tonnes de plastiques dans la nature chaque année.

Conserves et aluminium : à éviter au maximum

Aujourd’hui, l’omniprésence de l’aluminium dans notre environnement (alimentation, emballages, ustensiles, médicaments, vaccins…) peut conduire à des taux d’exposition importants : notre exposition à l’aluminium a été multipliée par 30 depuis 1950, et devrait encore être multipliée par 3 d’ici 2050.

Lorsque les emballages alimentaires sont constitués d’aluminium, de faibles particules d’aluminium se transfèrent alors dans les aliments. Cette réaction est d’autant plus forte lors de l’exposition à la chaleur.

Une fois dans notre organisme, l’aluminium est ensuite éliminé via les selles. Mais cette élimination n’est pas totale. Une infime partie de l’aluminium peut alors se retrouver dans le sang puis être transporté vers les os, le foie, les poumons, les reins ou encore le cerveau.

Il peut alors engendrer divers problèmes de santé :

  • Tout d’abord, il contribue fortement au stress oxydatif (voir notre article sur les antioxydants).
  • Il favorise ainsi l’amplification et la pérennisation de l’inflammation dans de nombreuses pathologies comme la sclérose en plaques, la maladie de Crohn, l’asthme, l’autisme, le défaut de fertilité ou encore l’épilepsie.
  • Il peut perturber le fonctionnement cérébral en atteignant les cellules de notre cerveau. Il est ainsi incriminé entre autres dans la maladie d’Alzheimer.
  • L’aluminium est reconnu comme un mutagène, c’est-à-dire comme un agent capable de provoquer des changements dans la structure du matériel génétique.
  • Il semblerait également incriminé pour ses effets sur le développement du fœtus.

Quelques astuces pour limiter l’exposition alimentaire à l’aluminium :

  1. Évitez au maximum la consommation d’aliments en conserve (canettes de sodas, légumes en conserve, etc.)
  2. Évitez aussi les emballages en carton Tetra Pak® car ils comportent une fine couche d’aluminium afin d’augmenter la durée de conservation des aliments
  3. Pour conserver vos aliments, utilisez des boîtes hermétiques ou encore des emballages en cire d’abeille plutôt que du papier d’aluminium
  4. Pour vos cuissons en papillote, remplacez le papier d’aluminium par du papier sulfurisé


Pour aller plus loin sur le sujet de l’aluminium, vous pouvez consulter l’article d’Anthony Berthou.

Le carton : une fausse bonne idée

L’Anses (Agence de sécurité sanitaire de l’alimentation) a soulevé une alerte en mai 2017 au sujet des emballages alimentaires en papier et en carton. Ceux-ci contiennent en effet des huiles minérales, provenant notamment des encres et adhésifs des emballages, qui peuvent alors migrer dans les aliments. Ainsi, des résidus d’huiles minérales ont été retrouvés dans de nombreux aliments. Ces huiles, qui sont dérivées d’hydrocarbures, seraient cancérigènes et génotoxiques, c’est-à-dire susceptibles d’endommager l’ADN. Elles sont également suspectées de provoquer des réactions inflammatoires.

Le risque de contamination est malheureusement encore plus élevé avec le papier et le carton recyclés. Lors du recyclage, les anciens emballages sont mélangés à de l’eau afin de reconstituer de la pâte à papier. Les encres et adhésifs se retrouvent mélangés au reste et entrent ainsi directement dans la composition du carton.

Lorsqu’il n’y a pas de sachet protecteur entre l’emballage et l’aliment, le risque de migration des huiles minérales est donc important.

Là encore, la solution est de privilégier au maximum les aliments en vrac, en apportant ses propres contenants.

Rappel de médicaments pour l’estomac liés à des risques de cancer

Article du Journal des Femmes du 26 Septembre 2019

A lire ICI ou ci-dessous

Nouveau scandale sanitaire en vue ? Après la mise en évidence de NDMA, une substance cancérigène, tous les médicaments à base de ranitidine utilisés contre les brûlures et ulcères de l’estomac sont rappelés en France.

[Mise à jour le 26 septembre 2019 à 10h00] Après le scandale des impuretés retrouvées dans des sartans, c’est au tour des traitements réducteurs d’acidité gastrique d’être dans le viseur des autorités sanitaires internationales. 

Dans un communiqué publié le 20 septembre 2019, l’Agence européenne du médicament (EMA) annonce la mise en évidence de N-nitrosodiméthylamine (NDMA) dans des médicaments à base de ranitidine, la même substance qui avait été retrouvée dans les sartans. “La NDMA est classée comme cancérogène probable pour l’homme sur la base d’études menées sur des animaux, rappelle l’EMA. Elle ne devrait pas être nocive si elle est ingérée à des concentrations très faibles.” Pour autant, l’Agence du médicament en France (ANSM) a décidé de rappeler tous les médicaments en contenant et qui sont disponibles dans les pharmacies.Des alternatives à la ranitidine existent, demandez conseil à votre médecin ou votre pharmacien pour modifier votre traitement”, indique l’ANSM. Selon elle, il n’est pas nécessaire de stopper immédiatement le traitement ni de rapporter les boîtes.

Liste des médicaments rappelés en France : 

LABORATOIRE EG LABO

  • RANITIDINE EG 150 mg, Comprimé pelliculé sécable, Boîte de 30, CIP 3400934392979
  • RANITIDINE EG 300 mg, Comprimé pelliculé sécable, Boîte de 14, CIP 3400935200075
  • RANITIDINE EG 150 mg, comprimé effervescent, Boîte de 30, CIP 3400939135403
  • RANITIDINE EG 300 mg, comprimé effervescent, Boîte de 14, CIP 3400939136523

LABORATOIRE MYLAN

  • RANITIDINE MYLAN 150 mg, 30 comprimés pelliculés – CIP 3400934660061
  • RANITIDINE MYLAN 300 mg, 14 comprimés pelliculés – CIP 3400934747960
  • RANITIDINE MYLAN 75 mg, 28 comprimés effervescents – CIP 3400935409324
  • RANITIDINE MYLAN 150 mg, 30 comprimés effervescents – CIP 3400936090323
  • RANITIDINE MYLAN 300 mg, 14 comprimés effervescents – CIP 3400936030299

LABORATOIRE ZENTIVA

  • RANITIDINE ZENTIVA 150 mg, comprimé effervescent – boîte de 30 – CIP 3400936214125
  • RANITIDINE ZENTIVA 300 mg, comprimé effervescent – boîte de 14 – CIP 3400936214354

LABORATOIRE ARROW

  • RANITIDINE ARROW 75 mg 28 comprimés effervescents – CIP 3400936413146
  • RANITIDINE ARROW 150 mg 30 comprimés effervescents – CIP 3400936234925
  • RANITIDINE ARROW 300 mg 14 comprimés effervescents – CIP 3400936932685

LABORATOIRE BIOGARAN

  • RANITIDINE BIOGARAN 150 mg comprimé pelliculé – CIP : 3400934969935
  • RANITIDINE BIOGARAN 300 mg comprimé pelliculé – CIP : 3400934985843
  • RANITIDINE BIOGARAN 150 mg comprimé effervescent – CIP : 3400933208639
  • RANITIDINE BIOGARAN 300 mg comprimé effervescent – CIP : 3400934249013

LABORATOIRE GLAXOSMITHKLINE

  • AZANTAC 150 mg, comprimé effervescent – boîte de 30 comprimés – CIP : 3400933208578
  • AZANTAC 300 mg, comprimé effervescent – boîte de 14 comprimés – CIP : 3400934249822

Le 23 septembre 2019, le laboratoire Sandoz a annoncé le retrait de 14 lots de gélules de ranitidine du marché américain. “Nous avons commencé à tester les produits à base de ranitidine immédiatement après avoir appris la présence potentielle d’impuretés, a déclaré Ned Sharpless, membre de la Commission par intérim de l’Agence américaine du médicament (FDA).

Au Canada, l’Agence sanitaire de santé a demandé aux distributeurs de cesser les livraisons de médicaments à base de ranitidine. En France, l’Agence du médicament (ANSM) n’a pour l’instant pas mis en place de rappels ni publié de communiqué. La ranitidine y est délivrée sous forme de génériques éponymes et dans le médicament princeps Zantac®.

Les médicaments à base de ranitidine sont des antihistaminiques H2 utilisés pour empêcher la production d’acide gastrique chez les patients souffrant d’affections telles que des brûlures à l’estomac, des ulcères ou un reflux gastro-oesophagien (RGO). Ils sont disponibles en vente libre et sur ordonnance. Ils peuvent être remplacés par d’autres traitements, rappelle l’EMA. Les patients prenant actuellement ces médicaments peuvent poser leurs questions à leur médecin traitant ou à leur pharmacien.

Pollution de l’air en Ile-de-France

Les écoles en première ligne

Frédéric Choulet avec Julie Cloris 28 mars 2019, 19h17, lien

Les écoles parisiennes sont les plus exposées à des taux de pollution élevées. LP/Olivier Lejeune

Une étude réalisée par l’association Respire à partir des données d’Airparif près des établissements scolaires, montre des taux préoccupants à Paris et en petite couronne.

Au secours, nos enfants respirent un air pollué ! C’est en substance le constat que l’on peut faire à la lecture de l’inventaire des établissements scolaires exposés à la pollution de l’air en Ile-de-France publié ce jeudi par l’association Respire.

L’association nationale pour la prévention et l’amélioration de la qualité de l’air a recensé et croisé près de 100 millions de données des capteurs de l’organisme régional Airparif pour établir la carte de la pollution de l’air autour de 12 520 établissements scolaires, crèches, écoles, collèges et lycées, publics et privés en région parisienne.

Résultat : les chiffres montrent que les milliers d’enfants et adolescents fréquentant 85 % de ces établissements, ainsi que les adultes enseignants et encadrants, vivent dans un air plus pollué que les recommandations de l’OMS, l’Organisation mondiale de la santé.Lire notre dossier

Sans surprise, les zones les plus fortement polluées au dioxyde d’azote, ce gaz nocif issu principalement des moteurs diesel, se situent dans la capitale pour l’essentiel et, dans une moindre mesure, en petite couronne parisienne. Les départements de grande couronne sont relativement épargnés par le phénomène, mis à part quelques points particuliers comme les zones proches des aéroports ou des autoroutes.

Si l’on se réfère aux normes françaises, moins strictes que celles de l’OMS, 682 établissements (5% du total) dépassent le seuil normalement toléré, dont 548 se trouvent dans Paris, 125 dans l’un des départements de petite couronne (Hauts-de-Seine, Seine-Saint-Denis ou Val-de-Marne) et seulement 9 en grande couronne (Val-d’Oise, Essonne, Yvelines ou Seine-et-Marne).

La situation s’est améliorée depuis 2012

C’est au coeur de la capitale que les enfants sont les plus exposés avec les taux de dioxyde d’azote les plus élevés. L’école polyvalente Saint-Merri dans le IVe arrondissement, la plus exposée du classement, atteint des niveaux de dioxyde d’azote (N02) de 90µg/m3, des taux qui continuent de monter, alors que le seuil toléré est de 40µg/m3.

Dans les Hauts-de-Seine, c’est à Courbevoie, Asnières et Issy-les-Moulineaux que l’on respire le moins bien. En Seine-Saint-Denis, à Montreuil. Et dans le Val de-Marne, au Kremlin-Bicêtre.

Mais, tout n’est pas noir comme la fumée des pots d’échappement des véhicules diesel. L’étude de Respire montre aussi que la pollution, même si elle reste importante, a reculé entre 2012 et 2017. Ainsi le nombre d’établissements exposés aux seuils critiques de pollution a été divisé par deux à Paris. Il a aussi baissé de 8,9 à 3,6 % en petite couronne.

« Il existe de nombreuses mesures, au niveau national ou local, pour lutter contre cette pollution, conclut Ollivier Blond, président de Respire, la pollution de l’air n’est pas une fatalité, c’est un problème de volonté politique ».

LES SOLUTIONS : ZONES A FAIBLES EMISSIONS ET VOIES VERTES ?

Et si la réponse venait de la ZFE ? Cette zone à faible émission, déjà lancée à Paris, et dont l’extension à la petite couronne a été votée par la Métropole du Grand Paris l’an dernier, a déjà fait couler beaucoup d’encre.

Selon Respire, qui s’appuie sur l’étude prospective d’Airparif en mars dernier, elle serait « la mesure la plus efficace pour diminuer l’exposition à la pollution de l’air à l’intérieur de l’A8 6 ».

Aujourd’hui en cours de consultation dans les 79 villes concernées sur les 131 que compte la Métropole, elle devrait se traduire par une restriction de circulation pour les véhicules les plus polluants au sein du périmètre de l’A 86. Mais son application prévue dès juillet pourrait être retardée ou se faire par étapes…

L’autre mesure préconisée par Respire : la création de « voies vertes » réservées au covoiturage, aux transports en commun et aux véhicules propres, sur les autoroutes urbaines régionales (périphérique, A 1, A 3, A 6…). « De nombreuses études montrent que ce genre de mesures encourage le covoiturage et les transports moins polluants », assure l’association.

La pollution de l’air tue désormais davantage que le tabac

Publié le 12 mars 2019 à 20h18 par Lisa Guyenne

Les particules fines, nouvel ennemi public numéro 1 : c’est la conclusion d’un rapport publié ce mardi par des chercheurs allemands et chypriotes. Ils estiment à 8,8 millions le nombre de morts à cause de la pollution en 2015 dans le monde. C’est deux fois plus que la précédente estimation.

De la fumée s'échappe des usines de la zone industrielle de Chambéry (Savoie)
De la fumée s’échappe des usines de la zone industrielle de Chambéry (Savoie) © Maxppp / Vincent Isore

8,8 millions de morts, contre sept millions à cause du tabac. Avec cette nouvelle estimation, le nombre de décès liés à la pollution atmosphérique dépasse désormais celui des morts liés à la cigarette. Quelles pathologies exactement ? Avec quelles pistes d’amélioration ? Le docteur Gilles Dixsaut, président du comité national contre les maladies respiratoires, et président de la Fondation du souffle en Île-de-France, répond à nos questions. 

FRANCE INTER : Selon le rapport, la pollution est responsable de 8,8 millions de décès dans le monde, dont 790 000 décès en Europe, et 67 000 rien qu’en France. C’est près du double de la précédente estimation, qui s’élevait à 4,5 millions de morts. Comment sont mesurés ces chiffres ? 

Gilles Dixsaut : En épidémiologie, on ne peut pas dire qu’une pathologie est liée à un facteur précis : on attribue à chaque facteur (tabac, pollution…) une part du risque. Dans cette étude, les chercheurs utilisent davantage de marqueurs. Plus vous étudiez de marqueurs polluants, plus vous avez des risques élevés. L’étude a été réalisé avec davantage de finesse qu’auparavant, c’est-à-dire qu’on ne parle pas de la pollution comme un seul facteur, mais comme un grand nombre de facteurs qui viennent s’ajouter, et quelques fois se multiplier. 

FRANCE INTER : Le seuil limite de tolérance aux particules fines en Europe est actuellement 2,5 fois supérieur que les standards fixés par l’OMS. Faut-il abaisser ce seuil, comme le recommandent les chercheurs de l’étude ?

Gilles Dixsaut : Oui, ce seuil est encore beaucoup trop élevé en Europe. De plus, on continue à mesurer des polluants anciens, grossiers, qui sont moins en moins présents. Autrefois, les polluants, c’était le charbon, les locomotives à vapeur, les diesels qui fumaient. Les évolutions techniques ont fait que les particules sont devenues de plus en plus fines.

Aujourd’hui, il s’agit de particules ultra-fines. En milieu urbain, les particules proviennent du trafic, mais aussi de certains polluants, comme le dioxyde d’azote combiné à l’ammoniaque, qui vient par exemple de l’agriculture ainsi que de certains véhicules. Il est donc évident que, si l’on veut être efficace, il est clair qu’il faut se fonder sur les polluants actuels, et pas ceux qu’il y a cinquante ans, tout en adoptant les valeurs limites recommandées par l’OMS.

FRANCE INTER : Aujourd’hui, quels types de pathologies liées à la pollution de l’air observe-t-on ?

Gilles Dixsaut :Les pathologies sont de plus en plus diverses. Au départ, ce sont les pathologies respiratoires : bronchopathies chroniques obstructives, cancers pulmonaires, déclenchement ou aggravation des asthmes. Mais ce sont aussi désormais des maladies cardio-vasculaires, parce que les particules ultra-fines vont passer dans la circulation sanguine et se fixer sur les parois artérielle, entraînant thromboses, AVC, infarctus… Ce sont également des maladies endocriniennes telles que le diabète.

On parle aussi de plus en plus de maladies neurodégénératives, comme Alzheimer, et même des pathologies qui touchent les sportifs qui s’exercent à proximité des autoroutes. On observe également des retards de développement fœtal et d’accouchements prématurés, parce que les particules qui passent dans la circulation sanguine arrivent dans le placenta et se retrouvent chez le fœtus. Le champ s’élargit progressivement à mesure que l’on étudie les formes de pollution les plus récentes

Lien vers l’article de France Inter ici

Sodas : Pourquoi faut-il s’en méfier

  • Par  François Delétraz
  • Publié par Santé Figaro le 29/12/2015 à 17:02
  • Article à lire ICI ou dessous

Surpoids, diabète, maladies cardio-vasculaires et même vieillissement cellulaire, la forte teneur en sucre des sodas pèse sur notre santé.

Le soda, mélange magique de bulles, d’arômes de synthèse et… de sucre, s’avère être le cocktail addictif par excellence! Surtout quand on a pris l’habitude d’en consommer dès l’enfance. Le goût reste en effet un élément quasi indélébile de notre mémoire et s’imprime dans notre psyché.

Pour réduire cette addiction, voici une méthode toute simple. Plutôt que de siroter son soda préféré glacé, comme le recommandent les publicités, il faut le boire à température ambiante. Alors, il se révèle tel qu’il est: peu savoureux – il est composé essentiellement d’eau gazéifiée-et sucré à l’excès. Boire un litre de soda équivaut en effet à ingurgiter 20 morceaux de sucre, environ 500 calories, soit le quart des besoins journaliers d’un sédentaire. On comprend dès lors sa mauvaise réputation. Sponsorisé par

«En consommer un petit peu n’est pas un problème», tempère le Dr Patrick Serog, médecin nutritionniste à Paris, qui rappelle que notre besoin de sucre est à ce point vital -c’est le moteur immédiat de notre énergie- qu’il ne l’interdit jamais. Même aux patients qui suivent un régime strict. «En vérité, avec les sodas, le vrai danger c’est la quantité.» Car, avec leur consommation régulière, le risque de surpoids et d’obésité est avéré, de même que les risques de maladies cardio-vasculaires et de diabète. En effet, les sucres sont transformés en triglycérides, des molécules de la catégorie des lipides qui, en excès dans l’organisme, sont stockés principalement dans les cellules adipeuses, et dans la zone abdominale. D’où le surpoids.

De plus, ces molécules circulent par le sang et, en cas de quantités trop importantes, elles forment des dépôts sur les parois des artères, à l’origine de pathologies cardio-vasculaires. Enfin, le lien étroit entre la consommation de sodas et la survenue de diabète, établi par des études américaines, a été confirmé en 2013 par les résultats d’une vaste étude dirigée par le consortium InterAct, menée sur plus de 25 000 Européens. Elle montre qu’une seule canette de soda ingurgitée quotidiennement est associée à une augmentation d’environ 20% du risque de déclarer un diabète de type 2.

Une boisson qui réveille la sensation de faim

De quoi hésiter à se resservir un verre. D’autant que l’ingestion de fortes doses de sucre n’entraîne pas de sentiment de satiété. Bien au contraire, ces «calories vides» suscitent un pic d’insuline qui réveille la sensation de faim. Sans compter avec le phénomène de dépendance au sucre qui pousse à toujours plus de produit. Et en plus de favoriser l’obésité, le diabète et les maladies cardio-vasculaires, le soda dissimule d’autres dangers.

Ainsi, les sodas riches en acide phosphorique pourraient participer à induire une déminéralisation osseuse, les excès de phosphore ayant pour effet de réduire l’absorption de calcium. Cette déminéralisation affecte également les dents en provoquant une érosion de l’émail et l’apparition de caries. Et pour couronner le tout, une récente étude publiée par la revue American Journal Of Public Health affirme qu’une consommation régulière de sodas pourrait aussi accélérer le vieillissement des tissus cellulaires.

Face à tant d’effets délétères, la solution serait d’opter pour les versions «light», où le sucre est remplacé par un édulcorant. Des travaux de l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), qui doivent être confirmés, publiés dans la revue American Journal of Clinical Nutrition, ont récemment semé le doute. Les sodas «light» sont associés à un risque multiplié par deux de développer un diabète. À boire donc avec une grande modération.