Un beau vin avec cependant un premier nez déroutant, marqué "nature", un peu foin chafouin. Une belle matière en bouche, du gras. Après 5 mn d'aération, le vin se révèle, les premières notes de lies, de fumé ont disparu et celles de fruits mûrs sont apparues. (coing, écorce d’orange). En bouche, du gras et de la profondeur, de jolis amers en finale.

Contexte : Dégusté à l'aveugle, nous nous sommes égarés dans le muscadet (un Melon de Bourgogne un peu âgé) pour son coté iodé, le saumurois (un chenin bien mûr), pour revenir, par son gras et son toasté au Chardonnay. Nous avons parcouru les appellations du Mâconnais, celles de la Côte de Beaune, sans nous y arrêter, pour finir dans le Jura. A chaque dégustation, les grands vins du Jura nous persuadent que cette région fait partie désormais des très grandes régions de vin, et pas uniquement pour le Vin Jaune. Une flopée de très grands vignerons se nichent dans cette région. Les Graviers : en référence à la nature des sols des parcelles dont il est issu, sols peu profonds d’éboulis calcaires très caillouteux.

Quand le boire : Maintenant. Un vin à carafer car l'air lui fait du bien.

Avec quoi le boire : A peu près tout, vin enveloppant et généreux.

Lieu de dégustation :

Dégusté par : Linda G. le 21/09/2019

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